Dispositif national

 
 

1 – Création de la police de sécurité du quotidien : objectifs et moyens

La Police de Sécurité du Quotidien a pour objectif de repenser les missions de sécurité de nos forces de l’ordre, de redonner du sens à leur engagement, de les recentrer sur leur cœur de métier : protéger, garantir la sécurité et servir les français.

Pour relever ce défi et aboutir à ce changement de paradigme, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur a décidé de lancer une grande concertation.

Car pour répondre à ce besoin de transformation, il faut commencer par écouter les policiers et gendarmes ainsi que tous ceux qui interagissent avec eux.

2 – Le cycle de consultation s’organise autour de 3 piliers

  •  La consultation de chacun des 250 000 fonctionnaires de police et de gendarmerie, par l’envoi d’un questionnaire individuel ouvert ;
  •  Une consultation au niveau national, auprès des organisations syndicales de la police nationale, du conseil de la fonction militaire de la gendarmerie, des organisations syndicales des policiers municipaux, des organisations représentant les professionnels de la sécurité privé, des entreprises de transport collectif, de l’Association des maires de France, de l’Association des maires ruraux de France, de l’Association des petites villes de France, de l’Association des départements de France, de l’Association des régions de France, de le Forum français de la sécurité urbaine, de France urbaine, des Villes de France, et des chercheurs.
  • Enfin, une consultation au niveau départemental dont le lancement s'est déroulé le vendredi 10 novembre à 10 h en préfecture et qui a fait l’objet d’une invitation presse en début de réunion pour un tour d’image et la distribution d’un dossier presse.

3 - Cette concertation locale sera conduite autour de 5 axes de réflexion :

  •  Premièrement, créér une police et une gendarmerie aux ambitions renouvelées. 

Nos policiers et gendarmes sont accaparés par des tâches administratives ou annexes à leurs fonctions, qui les éloignent du terrain et ne sont pas en lien avec les missions pour lesquelles ils ont été formés.

Pour y pallier, il est proposé de mener une réflexion sur nos tâches indues et de donner à nos forces des moyens de sanction immédiate.

Gagnant ainsi plus de latitude, les policiers et gendarmes pourront être plus présents auprès de la population et renouer avec leur rôle premier : protéger nos concitoyens.

  •  Deuxièmement, nous voulons une police et une gendarmerie respectées, car mieux équipées. Notre budget est en hausse, concernant notamment les crédits d’équipement. Le but de la concertation est de déterminer comment les allouer, à partir d’une définition précise des besoins de nos forces.
  •  Troisièmement, nous voulons une police encore plus adaptée à la réalité du terrain. 

Il n’est plus possible, aujourd’hui, d’envisager la mise en place d’un schéma uniforme d’organisation pour toutes nos forces de l’ordre.

Milieu rural ou milieu urbain, plan de circulation de la ville, implantation des commerces, habitations : chaque territoire est différent, et chacun nécessite une réponse spécifique, adaptée en fonction des besoins qui se font jour sur le terrain.

Il est donc proposé de donner davantage d’autonomie aux acteurs locaux.

  •  Quatrièmement, nous voulons une police et une gendarmerie connectées : 

Le Président de la République l’a rappelé : nos forces de sécurité doivent s’engager dans la révolution numérique.

Le déploiement de 115 000 tablettes Neo ou encore de caméras piétonnes le permettront.

Il nous faut plus largement réfléchir à toutes les initiatives visant à faciliter les démarches quotidiennes des forces.

  •  Enfin, cette police devra être partenariale et c’est tout le sens de la réunion qui nous rassemblera le vendredi 10 novembre prochain 

De plus en plus, la tranquillité publique est en effet une coproduction qui nécessite, pour être efficace, d’associer de nombreux acteurs : élus locaux, justice, police municipale, réseaux de transports, bailleurs de services sociaux, professionnels de sécurité privée, associations, commerçants, dans la conception des objectifs mais aussi dans leur évaluation.

Le but de cette réforme est donc de trouver les voies et modalités de cette association, afin de voir comment il serait possible d’instaurer davantage de transversalité, davantage d’horizontalité.

L’objectif est aussi de favoriser la diffusion des bonnes pratiques.

Tous ces axes ne sont, bien sûr, que des pistes de réflexion, nullement figés.

Le but est justement de les enrichir, de les amender.

Pour ce faire, nous avons jusqu’au 20 décembre, date qui marquera la fin de cette consultation.

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